Une tarte aux pamplemousses est le deuxième chapitre du manga Moriarty. Il a été adapté en anime, à l'épisode 4.
Résumé détaillé[]
William Moriarty enseigne maintenant à l'Université de Durham en tant que professeur de mathématiques. Il emménage dans cette province et fait l'acquisition, grâce à la fortune d'Albert, d'un manoir dont le précédent propriétaire est récemment décédé.
Se rendant au marché afin de découvrir l'endroit, il fait la rencontre de Michelle Barton qu'il sauve in-extremis alors qu'elle allait se faire renverser par une calèche. Arrivé sur la place principale du village, il se présente à Suzanne, une vendeuse de fruits qui le prévient que les habitants se méfient des nobles et qu'il ne sera pas facile pour lui et ses frères de s'intégrer. William lui explique qu'il enseigne à l'université du coin et qu'il est également consultant privé, ce qui attise la curiosité de la commerçante. Plus encline à l'échange, Suzanne lui confie que deux familles détiennent le pouvoir à Durham : la première représentée par les anciens maîtres du domaine racheté par William et la seconde appartenant au baron Dublin qu'elle décrit comme un véritable tyran. En effet, les deux familles avaient pour habitude de louer leurs terres aux paysans du coin et de racheter leurs récoltes, permettant ainsi à la communauté de prospérer et de vivre du commerce sur un mode autosuffisant. Cependant, les loyers furent drastiquement augmentés depuis la gérance du baron, créant aujourd'hui des inégalités telles que les fermiers parviennent à peine à survivre. Suzanne ajoute que ceux qui ont essayé de fuir la province ont reçu des menaces et des châtiments corporels. William comprend rapidement que les locaux ont été réduits à l'état d'esclaves et que le Prince du crime va devoir intervenir. La discussion s'éternisant met en retard le jeune professeur qui se fait conduire directement à l'université par Mr Barton, dans la remorque de sa charrette.
De retour de l'université, William convoque les fermiers habitant sur les nouvelles terres des Moriarty et fait annuler toutes les dettes contractées au fil du temps. Aussi, il leur propose de fixer de nouveaux loyers en fonction de la taille des terrains ; une méthode qu'il juge beaucoup plus juste.
Le soir venu, William, Albert et Louis sont invités à dîner chez le baron Dublin qui se révèle être la crapule décrite par la vendeuse de fruits du marché. Il déclare que les fermiers ne sont que le bétail de ce pays et fait part de sa désapprobation quant à la diminution des taxes, craignant ainsi que les paysans se révoltent et désertent ses terres pour celles des Moriarty. Lors du repas, les frères apprennent que cet homme, d'un âge avancé, veuf et sans aucune descendance, souffre de problèmes de cœur pour lesquels il doit prendre de la quinine, un régulateur cardiaque.
Les jours suivants, William se rapproche de Mr Barton et apprend que celui-ci est propriétaire d'une orangeraie dans laquelle il cultive toutes sortes d'agrumes que Suzanne revend sur le marché. Il réalise que la femme qu'il a sauvé le jour de son arrivée en ville se révèle être l'épouse du fermier, bien que cette dernier semble en grande souffrance psychique. Barton lui explique alors que trois ans auparavant, leur fils a été emporté par une pneumonie foudroyante. Leur médecin étant en déplacement, ils avaient demandé de l'aide au baron Dublin qui avait refusé. Depuis cette nuit fatidique, Michelle détestait profondément les nobles. Sachant que William est également consultant privé, le cultivateur lui demande conseil pour sauver sa femme du désespoir qui l'habite et s'empresse d'ajouter qu'il pense que la mort du baron est nécessaire.
Par la suite, William arrange un rendez-vous entre le principal concerné et Mr Barton qui se trouve être le délégué des fermiers travaillant pour Dublin. Au cours de l'entrevue, Michelle fait son apparition et offre une tarte au pamplemousse, cuisinée avec leur récolte personnelle. Quelques minutes après avoir dégusté ce dessert, le baron est soudain pris d'un malaise et tombe au sol, réclamant d'urgence son traitement médical. Michelle profite de sa faiblesse pour lui rappeler que leur fils est décédé par sa faute et elle tente de l'agresser avec un couteau avant que son mari n'intervienne et l'immobilise. William profite alors de la situation pour faire chanter le baron et lui faire signer un document officiel et antidaté à trois ans auparavant stipulant qu'à sa mort, ses terres reviendront aux fermiers. En échange, il lui administre son médicament. Se pensant tiré d'affaire, le baron se reprend et déclare avec véhémence que la mort ne l'emportera pas encore et qu'en attendant, il va tripler le prix des loyers. Son rire est soudain interrompu par une nouvelle crise dont la douleur, insupportable, le rend suffoquant. William lui explique alors que le pamplemousse potentialise les effets de la quinine qu'il vient d'ingérer et qu'il se trouve donc en surdosage. Le baron meurt quelques minutes plus tard d'une crise cardiaque, à cause de la toxicité du produit.
La fin du chapitre met en scène les Barton prévoyant un avenir radieux ensemble et signe l'intégration des Moriarty au sein de leur nouvelle province.
Personnages[]
- William Moriarty
- Michelle Barton
- Louis Moriarty
- Albert Moriarty
- Mr Barton
- Suzanne
- Baron Lenny Dublin
Citations[]
- "Et c'est à la requête de ma cliente, que ce soir... moi, William James Moriarty, consultant du crime... je suis venu vous infliger le châtiment que vous méritez." (William Moriarty au baron Dublin, p. 125-126).
- "Donner un espoir de vivre à quelqu'un, c'est aussi lui donner la crainte de mourir..." (Albert Moriarty à William Moriarty, p. 142)
Anecdotes[]
- Cette intrigue semble se dérouler en mai, comme le montre la date sur un journal que lit un des habitants. [1]
Galerie d'Images[]
[]
Références[]
- ↑ Tome 1, p. 79
